Archive for the 'Divers' Category

Les yeux de l’invisible

Publié dans Divers le mars 23rd, 2008

Le silence coule entre l’écorce et la peau qui existe autour de ce lieu

Loin derrière, les nuits et les jours se dirigent en profondeur près d’ici, à côté d’un balbutiement

L’euphorie rencontre la connivence, l’espace est plus que radieux

Lorsque le regard d’une perception exalte le reflet d’une vision, se dresse l’émerveillement

La souffrance finit toujours par perdre

Publié dans Divers le mars 12th, 2008

 

Autour de toi, l’éternel se bouscule et le chagrin noircit l’horizon des quelques rayons qui jadis t’appartenaient. L’ombre absolue se moule à ta souffrance, la solitude à ton impression, ne reste qu’un univers dépourvu de sens. Sur les routes de l’inexistence, ce long voyage n’a pas de fin, au loin il n’y que du noir, aucun espoir. Le cœur meurtrit, tu recherches un lieu pour vivre, revivre. Ton âme est esclave de la tristesse.

Je n’y crois pas, ce n’est pas vrai, ce n’est que du vent. Accroches-toi, même les plus violentes tempêtes finissent par perdre. L’éclair illumine éternellement et le calme finit toujours par éclore. Crois-moi, la vie vaut la peine d’être vécue, ne laisse pas le sinistre t’envahir. Fleuris, grandis et laisse briller ton existence.

Saison des Frimas

Publié dans Divers le mars 9th, 2008

Hier, ce matin, tantôt, j’ai constaté que c’était loin d’être terminé. En dessous de ce tapis de neige, s’impatiente la providence. Hiver tu me satures, printemps germe de ta chaleur, propulse la vie et fouette cette cafardeuse saison morte. Nous valons plus que l’intendance.

Comment imaginer aujourd’hui qu’une ville pareille pouvait avoir de si longs hivers et de si persistants linceuls de neige?

Pierre Loti, Les Désenchantées

     

Demain m’appelle

Publié dans Divers le mars 6th, 2008

Les heures se heurtent à l’épuisement

Le temps ne s’arrête pas pour autant

Je frise le fléau, ou est mon berceau?

Demain s’ouvre aujourd’hui, le repos me sourit

Manifestation étudiante du 19 septembre, le début ?

Publié dans Divers le septembre 19th, 2007

Le 19 septembre dernier, plus de 1000 étudiants de l’UQAM se sont donnés rendez-vous au Sqare Berry, point de départ de la première maifestation étudiante montréalaise de l’automne 2007. Objectif : mettre en garde le gouvernement comme quoi certaines associations étudiantes s’organisent en vue d’une grève générale illimitée.

À la suite de cette manifestation, une question s’impose : est-ce le premier pas dans l’engrenage qui mènera tout droit vers une grève générale illimité? À la lumière de ce que nous pouvons constater actuellement, tout indique que non. Contrairement à la situation du printemps 2005 et mise à part quelques associations étudiantes de l’UQAM, la plupart des étudiants du Québec semblent peu enclins à condamner une partie de leurs sessions pour promouvoir l’éducation.

Il faut comprendre que l’enjeu actuel s’éloigne beaucoup de celui dont il était question en 2005. À cet époque, les différentes associations étudiantes avaient réussi à mobiliser ses membres autour d’un symbole, le 103 millions. Cette stratégie avait somme toute porté fruit étant donné l’ampleur de l’appui de la population envers le mouvement étudiant. Qui ose se prononcer contre la vertu? Le mouvement étudiant avait tenu le fort pendant plus de cinq semaines pour finalement, accepter à contre coeur la proposition du gouvernement Charest.

Cet automne, tout diffère. Fortement proposée par l’ASSE, l’idée de la gratuité scolaire s’impose de plus en plus comme l’élément central des revendications du mouvement étudiant. La lutte contre la coupure dans les prêts et bourses est maintenant chose du passé et le dégel des frais de scolarité a eu peu d’effet de contestation au sein de la population. Ainsi, faire la promotion de la gratuité scolaire dans un tel contexte est extrêmement difficile. La gratuité scolaire n’est pas un symbole aussi fort et efficace par rapport à ce que pouvait l’être le 103 millions. La gratuité scolaire ne fait pas consensus au Québec, les forces idéologiques néo-libérales pèsent trop fort sur les consciences de la plupart des gens pour qu’un tel projet puisse éventuellement prendre forme. Dans le but de rallier à sa cause la totalité des étudiants du Québec et le reste de la société civile et civique, l’ASSE aurait peut-être intérêt à privilégier le thème du “réinvestissement massif en éducation” plutôt que celui de la gratuité. Ce dernier à un potentiel de loin plus rassembleur que la gratuité scolaire.

Pourquoi? Simplement parce que sa terminologie est beaucoup plus conséquente avec la société dans laquelle nous vivons .Le mot réinvestissement se rattache au domaine économique, administratif et fiscaliste et par le fait même, est un mot qui fait du sens dans la plupart des esprits. Dans le même contexte, le mot gratuité est dénoué de tous sens. De nos jours, il n’existe plus grand-chose de gratuit, tout le monde paie pour tout. Défendre l’accès universel à l’université à l’ensemble de la population est une cause perdue d’avance. Par contre, expliquer qu’un réinvestissement massif en éducation est plus que nécessaire est une chose facilement réalisable en raison de son caractère rationnel et “réaliste”. Ce terme doit être privilégié et devenir l’élément vecteur du mouvement étudiant.