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Manifestation étudiante du 19 septembre, le début ?

Le 19 septembre dernier, plus de 1000 étudiants de l’UQAM se sont donnés rendez-vous au Sqare Berry, point de départ de la première maifestation étudiante montréalaise de l’automne 2007. Objectif : mettre en garde le gouvernement comme quoi certaines associations étudiantes s’organisent en vue d’une grève générale illimitée.

À la suite de cette manifestation, une question s’impose : est-ce le premier pas dans l’engrenage qui mènera tout droit vers une grève générale illimité? À la lumière de ce que nous pouvons constater actuellement, tout indique que non. Contrairement à la situation du printemps 2005 et mise à part quelques associations étudiantes de l’UQAM, la plupart des étudiants du Québec semblent peu enclins à condamner une partie de leurs sessions pour promouvoir l’éducation.

Il faut comprendre que l’enjeu actuel s’éloigne beaucoup de celui dont il était question en 2005. À cet époque, les différentes associations étudiantes avaient réussi à mobiliser ses membres autour d’un symbole, le 103 millions. Cette stratégie avait somme toute porté fruit étant donné l’ampleur de l’appui de la population envers le mouvement étudiant. Qui ose se prononcer contre la vertu? Le mouvement étudiant avait tenu le fort pendant plus de cinq semaines pour finalement, accepter à contre coeur la proposition du gouvernement Charest.

Cet automne, tout diffère. Fortement proposée par l’ASSE, l’idée de la gratuité scolaire s’impose de plus en plus comme l’élément central des revendications du mouvement étudiant. La lutte contre la coupure dans les prêts et bourses est maintenant chose du passé et le dégel des frais de scolarité a eu peu d’effet de contestation au sein de la population. Ainsi, faire la promotion de la gratuité scolaire dans un tel contexte est extrêmement difficile. La gratuité scolaire n’est pas un symbole aussi fort et efficace par rapport à ce que pouvait l’être le 103 millions. La gratuité scolaire ne fait pas consensus au Québec, les forces idéologiques néo-libérales pèsent trop fort sur les consciences de la plupart des gens pour qu’un tel projet puisse éventuellement prendre forme. Dans le but de rallier à sa cause la totalité des étudiants du Québec et le reste de la société civile et civique, l’ASSE aurait peut-être intérêt à privilégier le thème du “réinvestissement massif en éducation” plutôt que celui de la gratuité. Ce dernier à un potentiel de loin plus rassembleur que la gratuité scolaire.

Pourquoi? Simplement parce que sa terminologie est beaucoup plus conséquente avec la société dans laquelle nous vivons .Le mot réinvestissement se rattache au domaine économique, administratif et fiscaliste et par le fait même, est un mot qui fait du sens dans la plupart des esprits. Dans le même contexte, le mot gratuité est dénoué de tous sens. De nos jours, il n’existe plus grand-chose de gratuit, tout le monde paie pour tout. Défendre l’accès universel à l’université à l’ensemble de la population est une cause perdue d’avance. Par contre, expliquer qu’un réinvestissement massif en éducation est plus que nécessaire est une chose facilement réalisable en raison de son caractère rationnel et “réaliste”. Ce terme doit être privilégié et devenir l’élément vecteur du mouvement étudiant.

3 Réponses to “Manifestation étudiante du 19 septembre, le début ?”

  1. robidouxmaxim Says:

    Oh oui vive la vie! Ce que j’en pense c’est que gratuité ou pas, ce sont les étudiants qui souhaitent poursuivre leur études normalement qui vont payer de leur temps si une grève a lieu cette année. En passant, merci de visiter mon blogue :).

  2. Penseur Écrivain Says:

    Moi j’ai vue de près la manif étant à la Bibliothèque Nationale.
    Moi pauvre contribuable allant à l’université de la vie LOL

    Penseur Écrivain

  3. DamionKutaeff Says:

    Hello everybody, my name is Damion, and I’m glad to join your conmunity,
    and wish to assit as far as possible.

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