Grève à l’UQAM : le gouvernement doit agir
Publié dans Politique le avril 7th, 2009Le gouvernement du Québec doit agir le plus rapidement possible pour régler le conflit de travail qui perdure depuis cinq semaines entre les professeurs et la direction de l’UQAM. Le mouvement de grève n’a cessé de prendre de la vigueur depuis le début du conflit.
Hier, en assemblée générale, les professeurs ont démontré qu’ils sont prêts à poursuivre longtemps leur grève au profit d’une nouvelle convention collective. En tout, c’est 740 professeurs qui ont participé à l’Assemblée générale, soit 95 de plus que la semaine dernière. La mobilisation est donc plus forte que jamais et, selon toute vraisemblance, l’Université demeurera paralysée tant et aussi longtemps que le gouvernement ne bougera pas.
La Direction de l’UQAM n’est plus en mesure de faire des offres à ses professeurs, étant donné qu’elle doit retrouver l’équilibre budgétaire d’ici 2013-1014. Le conflit se retrouve donc dans une impasse.
Le directeur des communications de l’UQAM, Daniel Hébert, a confirmé qu’à ce stade-ci, la session sera inévitablement prolongée. Ce qui laisse aussi entendre qu’elle sera peut-être aussi compromise. Plusieurs étudiants ne cachent pas leur inquiétude face à cette éventualité et se sentent complètement pris en otage par le conflit. La Présidente du SPUQ, Michèle Nevert, a refusé de porter le blâme d’une éventuelle annulation de la session, préférant lancer la balle au gouvernement du Québec.
Le gouvernement du Québec est donc le seul à pouvoir mettre fin à cette grève. Deux options s’offrent à lui : l’adoption d’une loi spéciale forçant les professeurs à mettre un terme à leur grève ou débloquer les fonds nécessaires pour permettre à la Direction de faire des offres à la hauteur des attentes du SPUQ. Peu importe l’option choisie, le gouvernement ne peut pas laisser les choses aller à la dérive et doit agir. Le statu quo n’est pas une option. Actuellement, trop de personnes font les frais de cette grève, surtout les étudiants.


